26 novembre 2005

Résumé 22 - Affaire Ulala 01 - Burne

Ulala, la Mission
Acte I
Ou les tribulation d'un nain alcoolique en Californie
Par Burning Watter, dit Burn
C'était pourtant un putin de bon mois de juillet à Sin-Seattle.
Mon dernier boulot en date mavait bien renfloué. Un bonnet de Tridéo, Mr Curning, avait des doutes quant à l'intégrité d'un prof de sa gamine, et l'honnêteté de la petite en question. J'avais filé, planqué et fouiné quelques temps (surtout glandé en picolant, en fait...), et finalement j'avais acquis la certitude que ce brave Mr Cunning devrait arrêter de se faire des films, et assumer un peu plus ses fantasmes : le prof n'avait pas trempé sa nouille, du moins pas là, et la petite était encore - relativement - innocente.
Ça se passait tranquilou donc, le quotidien ordinnaire entre bouteilles, factures en retard et séries TV de merde. Et le téléphone s'est mis à sonner.
Parfois on sent qu'on va faire une connerie. On voit le truc arriver, l'instinct se met à hurler façon sirène de la Star et on se dit sans réfléchir qu'il ne faut pas faire ce qu'on va faire, que même si rien ne laisse penser que ça va merder, même si on ne peut pas l'expliquer rationnellement, c'est foireux. Et il y a des fois comme celle-là où notre putin d'instinct ferme sa gueule alors qu'on aurait eu plus que jamais besoin de lui :
Et bien, moi, ce foutu jour-là, j'ai décroché.
C'était l'assistante de Cunning, une barbie lookée comme une pub d'Aubade avec un accent d'où qu'c'est chic et que ça sent bon des chaussettes. Elle me dit que son boss serait très heureux de me voir collaborer à une petite affaire qu'il a sur le feu. Elle me parle pas vraiment du job, mais elle me prend par les sentiments quand elle évoque une "honnête compensation financière". Alors je lui ai demandé quand et où on pourrait en parler...
***
C'était parti : le soir même, je me retrouvais dans un salon classieux, ambiance feutré, charmantes hôtesses et bar comme dans les rêves les plus fou...
Il y avait quand même un hic, un truc qui aurait dû me mettre la puce à l'oreille, si mon foutu instinct n'avait pas encore décidé de se focaliser sur le Jack Daniel : les autres. J'ai pas l'habitude de bosser en équipe, enfin, plus depuis la Star, mais ils n'avaient tout de même pas l'air "cool", ces gars.
Un troll monstrueux (même pour un troll !), deux indiens poseurs à l'air bien perchés, un autre gars au regard de tueur qu'aime son job et un prêtre catholique en costar officiel. Ils avaient l'air de se connaître et d'avoir l'habitude de bosser ensemble. Moi, je pense que je devais avoir l'air du mec qu'essaie de garder la face et qui n'y arrive pas vraiment... J'flippais comme une ouf que ce taf soit un run ou un autre truc dans le genre "c'est pour moi parce que je n'ai ni scrupules, ni conscience", j'avais arrêté les anti-dépresseurs depuis presque 5 jours et je ne voulais pas spécialement voir revenir les rêves et souvenirs qui peuplent mes nuits si assidument à l'issu de ce genre de tafs.
***
Bref, Cunning fait son entrée après que sa fille soit venue montrer combien son chirurgien plastique est compétent. Il nous branche sur le plan assez vite :
Il doit soutenir un partenaire commercial à LA : Amalgameted Studio, en envoyant une protection rapprochée à une de leurs stars.
Rancard à l'aéroport 12 heures plus tard. Les détails, ce sera sur place, à LA. On va boire un petit coup au Blue Flam Tavern pour finir la soirée. Une fois posé, j'en profite pour me renseigner un peu sur mes chers nouveaux collègues. Là, j'ai commencé à flipper grave : ce sont des Runneurs, des vrais. Mes contacts de la Star les connaissent tous et s'ils n'ont pas de dossiers sur certains d'entre eux, ils aimeraient beaucoup pouvoir en constituer. J'prends mon courage à deux main en me disant que se sera vite réglé, un petit aller-retour à LA, juste le temps de s'en mettre plein les fouilles. Et je recommande un tripple-shot pour m'en convaincre.
Le lendemain, on embarque dans un jet privé tout confort piloté par un interfacé capable de relations sociales (je ments pas, j'ai même pris des photos). Pendant le vol, on se renseigne sur notre destination en jouant aux cartes. On s'rencontre doucement.
À l'arrivée, c'est un pingouin au sourir siliconné qui nous accueille, Mr Cornwell. Visite en survolle de l'État indépendant, présentation des zones murées de la ville, et arrivée aux locaux d'Amalgamated, perdu en plein quartier VIP.
Après une petite attente dans un salon à la déco incroyable (véritabe forêt vierge in-door avec cascade paradisique comme dans les vieux films de Tarzan, entièrement tourné en studio), c'est Mr Joren qui nous reçoit et nous brief tout en se promenant dans l'architecture évolutive de ses bureaux. Ce type est important car c'est lui qui signera le chèque à la fin de la mission. Le brief est assez vite plié : la star à protéger est la petite Oulala qui joue dans la série télé sur les Runneurs. Il ne dit pas pourquoi elle a besoin de protection, mais il est prêt à payer généreusement (400 Y/j dont 10j payés tout de suite). Un instant, je me dis qu'un requin dans son genre qui lache aussi facilement la tunasse, c'est un gars qui est sûr que la mission qu'il te file est  suicidaire... Mais j'ai des factures en retard, et je ne me sens pas de rentrer à Sin-Seattle à pied.
Il nous invite à aller directement chez Ulala, et à voir avec elle pour les détails. On bouge donc vers sa superbe villa, en plein quartier chic.
***
Parfois, la vie aime vous rappeler qu'elle a le sens du cynisme et de l'ironie, qu'elle peut vous confronter à votre impuissance face au non-sens jusqu'à ce que vous en soyez réduit à perdre tout espoir et à accepter humblement votre sort...
"CHAMPAïNE !"
Tout juste arrivé chez Ulala, c'est le choc ! Je suis peut-être moche, petit, alcoolique, coupable de certaines choses, je ne sens pas bon (c'est un fait) et j'ai gâché plus de chances qu'il m'en avait été offert (je le reconnais)... Mais comment ais-je pu mériter ça ? Ulala est "hyper-hipe", "on the wave", foncièrement mégalo et, surtout, complètement inconsciente des réalités du monde. J'ai déjà eu à gérer des clients difficiles, des situations ingérables, etc. Mais là, c'est trop :
Passé une trentaine de minutes avec elle, je jette l'éponge et je renonce à lever le doigt pour qu'on m'autorise à prendre la parole... De toute façon, elle ne nous écoute pas. Je parviens tout de même à comprendre qu'en plus de la protéger (d'elle-même ?!), elle compte sur nous pour l'assister dans l'enquête qu'elle compte mener.
Sa copine, Maria San Gimenez, scénariste de la série, a disparu depuis 15 jours.
Bien entendu, concrêtement, on est là pour fermer nos gueules et mettre en valeur la star, pas question de suggérer une méthode d'investigation ou de l'ouvrir au sujet de la sécurité qu'on est censé assurer.
Personnellment, je ne supporte pas très bien ce genre de situations. Mais moi, je suis couard et j'ai l'habitude d'être traité comme un étronc. Tandis que mes nouveaux collègues ne m'ont pas l'air habitué à affronter ce genre de réalités. Comme beaucoup de Runneurs, ils semblent préférer un bon gros défouraillage à la route, parfois escarpée, de l'humilité forcée et du fermage de gueule. La petite Ulala n'a visiblement pas conscience de ce qui se passe autour d'elle. Et pour ma part, je commence à me dire qu'on a tous des factures en retard et qu'on vit pas si mal avec, finalement...
***
L'enquête commence. D'abord c'est 4 heures de "SHOPPING !". Ensuite, on va se reposer en boîte jusqu'à 7 heure du matin pour faire le point sur l'avancement des investigations et se préparer à poursuivre aussi efficacement dès l'aube, vers 14-15 heure. Dans le même temps, on rencontre Pouding, la sœur d'Oulala (encore mieux faite, mais plus vulgaire, moins de prestence). Duel de danse entre les frangines, la rivalité est ostensible et semble se greffer sur tous les prétextes (allumage de mecs, vanes à 2 créditubes, démarche aguicheuse...). Mon petit côté professionnel emagansine tout cela et mon oeil quitte parfois le fond de mon verre pour recorder quelques scènes.
Au bout d'un moment, je n'en peux plus. Je me retrouve sur le parking à causer avec le Père Gabriel autour de quelques flacons dont il semble savoir tâter en connaisseur. Pendant ce temps, Zack, le chamane, drague tout ce qui bouge avec Jester, tandis que le Troll, et Cat Killing assurent le service minimum dans le cadre de notre contrat. Je crois que c'est là que j'ai commencé à changer mon point de vu sur eux. Je ne sais pas si c'est l'alcool ou les sermons du prêtre, mais j'ai bien senti qu'à partir de là un embrillon de confiance à leur égard a commencé à naître en moi.
Le lendemain, des infos sur Maria (la scénariste disparue) récupérées par Snake, un decker du réseau de mes nouveaux collègues, nous sont parvenues :
• Elle est très importante pour la série, sa disparition pourraît entrainer sa fin prématurée.
• Elle fréquentait l'Ange Déchu, un rade glaucasse où elle rencontrait un certain Mike qui pourrait être son dealer ou son copain.
Là-dessus, le groupe s'organise. On met en place une atitude commune face au problème Oulala : chacun doit jouer son jeu et travailler à lui "suggérer discrètement" l'orientation que l'on souhaite donner à l'enquête.
Mise en pratique immédiate : le prêtre réussi aroitement à la convaincre d'aller à l'Ange Déchu le soir même.
En passant le mur d'enceinte du quartier, les gardes de Studio City nous invitent à passer dès le lendemain pour se mettre en rêgle avec la paperasse. En chemin, on passe devant les portes surgardées de l'Inferno, LE quartier chaud de la ville. On passe aussi par les quartiers corpo où circulent des Panzers... "Welcome in peace to LA, my friend !"
***
On se rend sur place en 2 temps : le prêtre, le Troll et moi partons devant pour prendre la température. Les autres arrivent avec Ulala quant ils ont notre feu vert.
Une fois sur place, on se pose l'air de rien. Le prêtre branche le barman pendant que je scan les lieux et les clients. Ça sent la dope et les gun à plein nez.
On découvre bientôt qu'il existe un sous-sol dont l'accès est filtré, et qu'il est possible d'y rencontrer le Mike qu'on est venu "voir pour discuter". Le prêtre se débrouille avec le barman pour y accéder. On les rejoint avec le troll et la seconde partie du groupe, un peu plus tard.
En bas, après avoir montré patte blanche à un orc moche et con comme... comme un orc ! Ulala trace directement vers Mike et interrompt la tentative de dialoque du père Gabriel. Mike est entouré de ses gars et filles. Il la concidère avec un mépris sensiblement plus teinté d'intérêt que celui qu'il nous accorde. Ce mec est exécrable avec ses airs de proxenète suffisant. Mais il y a quelque chose de touchant dans sa suffisante naïveté.
Elle lui demande, cache, où est sa copine.
Il la traite de pute et lui propose de bosser pour lui (non sans une nonchalante ironie).
Elle dégaine.
Ils dégainent.
Je commence à avoir envie d'aller pisser, à avoir chaud et mes mains deviennent moîtes en se rapprochant de mes pétoires. Jester, Léviathan et moi sommes en retrait, on a donc une vue générale sur la forêt de guns qui vient de pousser en plombant l'atmosphère. Moi, je ne peux pas m'empêcher de me dire que j'ai pas signé pour ça, que je ne vais pas faire le poids, que mon armure dermale a ses limites et que j'aurai dû écrire cette putin de lettre d'excuse à la femme de ma vie avant de monter dans l'avion pour me retrouver là...
Et elle se mange une claquante mémorable de l'un des gars de Mike (un troll).
Ça pétarade de partout, j'en aligne 2 lorsque je réagis enfin. Juste le temps de m'apercevoir qu'Oulala se traine misérablement vers le monte-charge, le blair éclaté en gueulant tout ce qu'elle peut, je la suis façon replis stratégique avec Cat et Zack pendant que les autres occupent l'adversaire. Une fois sortis, on fonce vers les caisses.
Pendant ce temps, Léviathan et le père Gabriel ramassent Mike qui s'est fait coucher par Jester et tentent de sortir par une porte de service. Cette issue se révèle être un cul-de-sac bourré d'orcs (des shooters et des mages). Ils rebroussent chemin sans perdre le coli, et on fini par décoller vers la maison de Ulala.
***
À présent, alors que repense à tout ça, une bouteille de Jack à la main, la gamine est entre les mains de son plasticien personnel et braille comme un petit goret en attendant que les anesthésiants fassent effet.
Les autres s'échangent des regards entendus tandis que Zack finit d'attacher Mike à une chaise. Ce mec, Mike, n'a aucune pitié pour moi. Il persiste à faire le fier et à nous défier. En fait, je crois qu'il ne se rend as compte. Il ne se rend pas compte de ce qui va lui arriver s'il ne passe pas à table. Il ne se rend pas compte que je vais devoir vivre le reste de ma vie avec le souvenir de ce qui va se passer dans les prochaines minutes, voir les prochaines heures.
Léviahan choppe la chaise d'une main et le traine vers la pièce d'à côté. Je croise le regard de Cat tandis qu'il referme la porte derrière eux. Et je me surprends à supplier Mike, dans ma petite tête, pour qu'il passe vite aux avœux : j'ai oublié mes anti-dépresseurs à Sin-Seattle, et ma bouteille est presque vide.

09 septembre 2005

Départ et arrivée !!

Bonjour à tous !

Voila un bon moment que personne n'a donné de news.

La saison reprend ce soir avec quelques petits changement (comme pour toute nouvelle saison). Nous avons le regret de vous annoncer que ce cher Jason Snake a décidé de retourné habiter chez sa maman ;-). Les émotions de la vie de runner ont été trop forte pour son petit coeur. Nous continuerons de toutes façons à bosser ensemble, maisà distance plus probablement.

Et voila qu'arrive au loin un personnage enigmatique. Tout ce que nous savons à son propos c'est qu'il s'appelle Gabriel !

Nous en decouvrirons plus ensemble sur ce personnage...trés bientôt

Résumé 20 - Affaire Mercurial 01 - Gabriel

Un grand signe parut dans le ciel…

 

Tout a commencé entre deux verres de Jack Daniel’s (pardonne moi mon dieu pour ce péché, que ton nom soit sanctifié amen). Mon contact, une brebis égarée très certainement, me donnais rendez vous dans un lieu très branché des nuits de Seattle : le club 93. Avec en plus une place pour le concert de Maria Mercurial… Le rendez vous aurait lieu pendant le concert.

Maria Mercurial… Qui n’en a pas entendu parlé ? Une star interplanétaire, certainement une pécheresse, me dis-je en terminant mon verre et en acceptant le rendez vous, curieux malgré moi. Je devrais pourtant savoir que les volontés du Seigneur sont impénétrables.

 

Le soir venu, je me dirigais vers le lieu de perdition en question. Armé de ma seule foi et de Camaël, la rigueur de Dieu, je passais sans problème les contrôles à l’entrée.

Le lieu était effectivement plein de bruits et de fureur. Sur scène un groupe quelconque se déchaînait. Je me dirigeais vers le bar afin d’avoir une vue d’ensemble de l’établissement, et pour être crédible je commandais un triple sec de Jack Daniel’s, sans glace (pardonne moi mon dieu pour ce péché).

C’est alors que Maria Mercurial parut sur scène. L’illumination me vint dès cet instant, je le crois en vérité : divine était la voix de cette femme. Réticent d’abord, j’eu de plus en plus de mal à m’en détacher. Cette femme méritait sa réputation, et j’étais un sot d’avoir eu un à priori. Dieu ne dit-il pas : audiens sapiens sapientior erit ? (Que le sage écoute, et il augmentera son savoir).

Mais venait le moment du rendez vous, et je dus m’arracher à la mystique contemplation de cette femme touchée par la grâce pour me tourner vers des taches plus terrestres.

Le contact en question était en fait Max Floey, le manager de Maria, et tant la voix de la femme était belle, tant l’apparence de l’individu était grotesque. Je ne suis guère au fait de la « mode », mais ainsi attifé l’homme me faisait irrésistiblement penser à une gargouille. Me rappelant sagement mon expérience précédente, je mis néanmoins mes préjugés de côté avant de jauger  les autres personnes qu’il semblait avoir engagé.

J’ai pour habitude de me méfier presque autant des exterminateurs qui m’accompagnent parfois dans ma quête sacrée que de l’engeance que je combats pour la gloire de Dieu. Certains, en vérité, s’adonnent aux plus vils des instincts et ont les plus déplorables des habitudes, sans parler de leur manque presque total de chrétienté. Mais au service du très haut, c’est parfois dans la sanie et avec l’aide de pécheurs qu’il me faut vaincre les serviteurs de la bête de l’apocalypse.

Leur apparence extérieure ne m’appris pas grand-chose : deux indiens (certainement non chrétiens, mais personne n’est parfait), dont l’un se déplaçait avec une souplesse caractéristique et l’autre semblait, à voir ses talismans, capable de manifestation divines. Comme la plupart de ses condisciples il serait certainement persuadé de devoir ses pouvoirs à quelque icône païenne : néanmoins bien des fois j’ai constaté que ces individus, bien qu’égarés dans leur croyances, marchent dans la lumière aussi sûrement que bien des chrétiens. Il suffit de les traiter avec patience et sans mépris, en attendant l’occasion de les faire accéder à l’épiphanie (alleluia !).  A leur côté se trouvait un bizarre petit informaticien qui semblait obsédé par le Serpent (et qui je dois dire m’inspira une méfiance immédiate), ainsi qu’un homme élégamment habillé, et qui me semblait également apte à utiliser ses poings. Venait ensuite un orc adepte comme je l’appris par la suite, de la tradition vaudou, et ce fut une grande satisfaction et une agréable surprise pour moi que de retrouver un frère chrétien parmi mes nouveaux condisciples. Le dernier enfin était un troll, à la stature impressionnante portant le nom d’une chimère biblique ; leur présence était Ton deuxième signe en vérité, mais Seigneur, Tu dois me pardonner d’avoir été aussi aveugle sur le moment devant la gloire de Ta manifestation.

Le petit manager nous expliqua que Maria avait des problèmes, et que nous devions la protéger de son ancien employeur. Voilà qui m’intéressais de plus en plus.

Quand Maria parut, je ne pus m’empêcher de sentir quelque chose devant cette frèle jeune fille caparaçonnée de métal, et en vérité Seigneur, son apparition correspondait au premier des versets « Un grand signe parut dans le ciel : une femme enveloppée du soleil, la lune sous ses pieds, et une couronne de douze étoiles sur sa tête » (Apocalypse 12 ;1).  Je vidais le verre de Jack Daniel’s (que son nom soit sanctifié) que m’avait servi le manager afin de m’éclaircir les idées. Il ne me fallait pas tomber à nouveau dans le péché de vanité, voir une manifestation Supérieure dans le simple, et à nouveau utiliser avec trop de zèle la divine lumière de dieu, oh non ! Je devais réfléchir, prier, et attendre un signe.

C’est alors Seigneur, que tu m’exauças.

La porte explosa, et les messagers du Malin parurent, armés jusqu’au dents, leurs yeux rougeoyants du signe de la Bête (que certains incroyants attribuèrent à l’utilisation d’une sorte de drogue… comment peut-on être aussi obtus devant les Signes?).

Saisi d’une juste colère, je retournais la table, éclatant sur le sol menus objets et la bouteille de Jack Daniel’s (Amen), et fonçait en direction de mes assaillants, aidé par l’indien nommé Catkilling.

Nous mimes vite fin à la carrière de ces pécheurs, notamment grâce à l’aide du troll biblique qui, en vérité, portait bien son nom. En ce qui me concerne, je maniais la rigueur de Dieu avec un zèle caractérisé, sûr de la volonté divine dans cette affaire.

Vint le temps de quitter discrètement les lieux, puisque les dirigeants de l’établissement ne voulaient pas que l’affaire s’ébruite. De plus, la Lone Star arrivait, et je sais par expérience que ses représentants sont aveugles aux intrigues de la Bête et placent les lois des mortels au dessus de la justice du Très Haut.

C’est alors que Léviathan nous proposa son propre sanctuaire comme lieu de pèlerinage, et mon opinion de ce Troll monta encore car comme l’a dit le très haut « Bénit est celui qui offre ce qu’il possède sans rien espérer en retour »

J’appris ainsi qu’en plus d’être généraux, Léviathan savait manier les différentes formes de la colère de Dieu avec une précision d’orfèvre. Il nous avertit bien de ne pas emprunter l’escalier qui allait de son garage à sa maison, et surtout de ne pas sortir par le toit.

Certains partirent alors pour interroger Armando Hernandez, l’ancien manager de Maria. A peine Léviathan, Zak et Jester partis, Catkilling surpris la gargouille en train de téléphoner aux toilettes ; et tel son éponyme, il crachait un flot d’information sur notre position à d’autres agents du malin.

L’homme était un pécheur, j’aurais du m’en douter : il voulait tromper Maria et la manipuler. Il devait une grosse somme d’argent à un ramassis de pécheurs asiatiques vivant  dans l’avarice, la luxure et la malhonnêteté, et organisé en un clan qui n’était qu’une facette supplémentaire de la manifestation du Malin : le syndicat Shigeda.

Et en vérité Seigneur, nous fîmes face à une nouvelle épreuve car bientôt cette engeance s’en pris au sanctuaire du biblique léviathan.

Et certains empruntèrent les voies les plus faciles et les plus rapides, et ils furent chatiés par ta Divine Colère, Amen.

Et je me préparais à manier à nouveau ta Divine Lumière, mais le Malin amena devant moi un esprit des flammes, et c’est par mes seuls poings et ma seule foi que je du lutter, tandis qu’une sorcière asiatique passait devant moi, protégé par la bête, et offrait à Maria, la divine Maria, le fruit de la tentation : une puce BTL.

Maria avait autrefois croqué dans cet amer fruit et grand était le pouvoir tentateur du Serpent, mais Jester prouva que lui aussi était un ange de lumière en faisant disparaître la puce tentatrice.

L’agent du serpent s’enfuit et nous eûmes un répit de courte durée. Je te remerciais de m’avoir accordé la volonté de combattre et du fait que nous soyions tous entier, même les autres qui étaient revenus avec l’ancien manager de Maria. J’eu alors la pensée fugace qu’il manquait à cette perfection la présence d’une bouteille de Jack Daniel’s (Amen), pour ma gorge asséchée par la béte de flamme. Pardonne moi Seigneur pour cette faiblesse de la chair…

C’est alors qu’un pan entier de la maison fut enlevé, et Maria avec, dans les airs. Je ne vis rien, mais je crus sentir comme une grande présence, et je sus que la souffle de la Bête était proche, l’Apocalypse sur nous en vérité.

Car comme il est dit dans les textes : « Un autre signe parut dans le ciel ; et voici, c’était un grand dragon rouge, ayant sept têtes et dix cornes, et sur ses têtes sept diadèmes » (Apocalypse, 12 ;3)

 

Les faiseurs de miracles confirmèrent ce, qu’en mon cœur j’avais pressenti : la présence d’un dragon, invisible, qui avait enlevé la sainte Maria. Au passage, la bête avait calciné l’agent du serpent, peut-être mécontente de son travail, à moins qu’elle n’agit pour une autre manifestation concurrente de la bête ; il est courant que les agents du mal se dévorent entre eux.

Heureusement Léviathan avait marqué Maria à l’aide d’une balle traçante (le Très Haut guida certainement son tir), et nous pûmes suivre leur trace en van en emmenant un agent du mal survivant.

Grand était mon courroux et puissante ma fureur, et en vérité je dus paraître convainquant : la langue de l’homme se délia lorsque son visage se trouva à quelque centimètres de la route alors que nous roulions à peine vitesse. Il nous appris le nom de son clan, le Shigeda-gumi, ainsi que la localisation de leur quartier général, et confirma qu’ils étaient responsables.

 

Je savais que les textes disaient « Et il y eut une guerre dans le ciel. Michel et ses anges combattirent contre le dragon. » (Apocalypse 12 ;7). Aussi mon sang brûlait de combattre. Mais les autres me ramenèrent à la raison. Seigneur, tu fus grand en vérité de les placer sur ma route : je sens qu’à leur côté ta divine lumière sera utilisée avec distinction et parcimonie. Car je me rappelais le verset suivant dés que je fus calmé :

« Mais ils ne furent pas les plus forts, et leur place ne fut plus trouvée dans le ciel » (Apocalypse 12 ;8)

Le temps n’était pas venu. Il nous fallait des informations sur l’immeuble de bureau que nous avions repéré, le Taetzel Building, qui sont les seules batisses avec une ancienne usine de plastique à appartenir à la Perfekto Polymers. Le reste du quatier appartient à la New Horizons façade de su Shigeda-gumi.

Rit, bête de l’apocalypse, mais ton temps viendra :

« Et il fut précipité, le grand Dragon, le serpent ancien, appelé le diable et Satan, celui qui séduit toute la terre » (Apocalypse 12 ;9)

« Et j’entendis dans le ciel une voix forte qui disait : Maintenant, le salut est arrivé, et la puissance, et le règne de notre Dieu, et l’autorité de son Christ ; car il a été précipité, l’accusateur de nos frères, celui qui les accusait devant notre Dieu jour et nuit » (Apocalypse 12 ;10)

Parmi les informations que nous avons obtenu en vue de la suite de cette quête sacrée se trouvaient plusieurs éléments :

- La cyber de maria provient de Sorayama, un cybernéticien de génie et très discret.

- Mitsuhama met un pole économique dans le quartier du dragon = new horizon réhabilite le quartier pour faire la culbute = s’arrête du jour au lendemain et ça correspond :

      1) avec le piratage de l’ordinateur d’armando pour le discréditer aux yeux de maria (trafic de BTL) et la jeter dans les bras de Max Foley

2)      avec l’arrivée de personnes investissant le Taetzel Building

 

 

 

Les exterminateurs sont en marche. Nous sauverons Maria, et Ta Volonté sera faite, Seigneur.

Amen !

 

                                                                        Père Gabriel